déc.07
Le blog chti
Une phrase par jour, pour faire vivre notre langage dans la bonne humeur, vos commentaires, anecdotes en patois ou en français sont les bienvenus.Mincoin
déc.07
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L'avoine fait le cheval, la bière le héros, et l'or le gentilhomme.
(Proverbe Tchèque)
Cha, ch'est un dicton qui va plaire à Mozinpef, le héros...
Oué té conno l' avoinne ed baudet ? Et l'avron connos tu ??
L'aveine, ch'est comme cha qu'in dit dins min coin, est surtout connue pour l'alimentation des g'vaux; on s'en sert aussi en cuisine sous forme de flocons, ou pour remplacer les laits d'origine animale, et en cosmétologie.
MAIS AUSSI, tout comme le seigle, elle entre dans la fabrication de certains whiskies en Ecosse, et de certaines bières, notamment "la bière blanche", où elle est ajoutée au malt d'orge.
Autre dicton: " Ch'quévau qui peine, n'est pos toudis ch'ti qui a l'aveine ".
Ch'pousseu, j'connos pos l'avoine ed baudets, mais j'connos l'avron, qu'in appelle aussi: folle avoine, qui est de l'avoine sauvage, et considérée comme "mauvaise herbe" par les agriculteurs.
En argot, une avoinée est une réprimande, ou une punition sévère.
Ma mère chantait parfois une chanson dansée qu'elle avait apprise à l'école d'Avesnes-lez-Aubert :
Quand mon père semait son avoine
Il faisait comme ci, comme ça
Quand mon père semait son avoine
Il faisait comme ci, comme ça
Refrain :
Tapons des pieds, tapons des mains
Un p'tit tour avec sa voisine
Tapons des pieds, tapons des mains
Un p'tit tour avec son voisin
Il y avait plusieurs couplets reprenant toutes les étapes de la culture de l'avoine : semer, faucher, lier, battre... avec les gestes appropriés bien sûr.
Belle énumération des différentes étapes de la culture de l'avoine, il n'y a pas si longtemps que ça Kimberlotte!
Acht'heure cha serot plutôt:
Semis, désherbage de prélevée, 1er apport de fertilisants (engrais), désherbage de post-levée, 2eme apport de fertilisants, 3eme apport de fertilisants, application d'un raccourcisseur de végétation (pour éviter la verse, autrement dit, que la culture se couche par terre), et juste avant la récolte,application d'un accélérateur de maturité (encore eune sorte de desherbant qui accélère la maturité). Ya juste la récolte qui prind moins de temps que du timps passé. Bon appétit, les g'viaux!
Mi j’m’souviens quind j’étos tiot, J'voulos minger minger min p’tit- dèj avec chés flocons d’avoine! ( eune invention d’chés amerloques à c’qu’in disot !)
Cha faisot eune bouillie dins l’assiette ed flocons d’avoine de l’première génération, mélingée avec du lait et del ' cassosonate !
J’m’ régalos pasque ch’étot nouvieau et m’mère qui disot « Commint qu’in peu minger cha ? Minche plutôt eune tartine ed confiture !»
Quelques dictons sur l’avoine :
L'avoine d'avril, - C'est pour les brebis.
L'avoine de février emplit le grenier.
La pluie de juin - Fait belle avoine et maigre foin.
Pluie de Saint-Aurélien, - Belle avoine et mauvais foin.
J'viens de m'rind' compte que l'Saint-Aurélien, le 16 juin, ch'étot aussi la Saint Régis....
Quel dicton peut-on en tirer ?
Ne critiquez pas les flocons d'avoine. J'en mange parfois avec la vergeoise (pas trop pour le diabète). En ce moment, j'en mange plus souvent car je viens d'attraper une saloperie : un zona à la gorge et il y a un peu plus d'une semaine je souffrais terriblement quand je déglutissais. Alors ma femme me faisait des flocons d'avoine ou bien de la purée avec du poisson cuit écrasé.
Après une semaine de traitement anti-virus ça va mieux, je peux m'alimenter normalement mais je suis à plat et j'ai toujours un drôle de goût dans la bouche et peu d'appétit et, ce soir, je vais manger des flocons d'avoine, ça ça passe bien.
A bientôt quand ça ira mieux.
Soignes te bin Draguignan, mais abuses pos des flocons d'avoine, ch'est inglais;(y z'appellent cha: porridge), cha m'inspire rin d'bon!
Bon rétablissemint à ti!
SoigneS bien tin orthographe Mozinpef et n'abuseS pas des S au bout des verbes du premier groupe à l'impératif !
Mais j'sus sûr que ch'est incore ches foutus claviers qui sont responsapes ! 
Merci, Galibot de me corriger, je fais toujours cette faute, en conjuguant à l'impératif!
Ta grande compétence, et ton oeil infaillible, m'obligent à porter une attention toute particulière à mon écriture, avant de poster; mais il m'arrive de faire des gourances. Je ne m'offusque pas de tes remarques, car elles servent à m'améliorer.
J'avais, quant à moi, complaisamment fermé les yeux, sur ta façon d'écrire le mot: dilluvienne, dins ch'billet de samedi dernier.
Mais j'sus sûr que ch'est incore ches foutus claviers doublons qui sont responsapes! 
Chés claviers, i sont capricieux...! Depuis quelques jours, el' mien i's transforme à son gré en clavier qwerty au lieu d'azerty...et sur certaines lettres j'dos taper comme un dingue pou qu'cha passe !
I va valser par el ferniette, d'ichi peu de timps !
Concernant l'impératif, j'avais tendance à faire la même faute et mon instituteur nous avait enseigné un moyen mnémotechnique pour s'en souvenir : il fallait se référer à la célèbre formule du Cid de Corneille : "Va, cours, vole et nous venge !"
Et depuis je ne fais plus de fautes à l'impératif (sauf quind ch'est l'clavier qui les fait!) 
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