Balade des pets
Par Mincoin le jeudi, décembre 3 2009, 07:56 - Poèmes chti - Lien permanent
Péter, ch'est commint ? Tout l'monde i pète !
Que té seuches notaire ou sacristain
Que té seuches doyen ou bourgmestre,
Pour cha, tertous i est musicien !
Cha, ch'est l' démocratie du cul...
Mais, tous les pets n'sont point parels.
Des pets i n'n'a trente-six modèles :
J'vous in donne un p'tit aperchu.
Y a l' pet honnête, qu'on fait exprès,
Ed' tout sin pus fort, sans hésiter.
Après , in dit :cha ch'est péter !
Fais-in toudis autant, si té sais !
Ch'est l' pet qui sort du moïen-âche,
L' pet qu' Cafougnette, l'gampe lévée... i lâche !
Ch'est l' pet gaulois qui intind l' riache,
Ch'est l' rire qui éclate dins un pétiache,
Franc comme ed' l'or, haut in couleur,
Et...je n' parle même point d'l'odeur !
Y a l'pet qui part in traîte,tout seu,
Et cha n'est jamais quand qu'té veux!
I s'ra inodore, mais ...sonore,
Dins l' genre : J'aime el' son du cor !
Ch'est l' pet qui buque in société
Au momint dù qu' tout l' monde i s'tait.
L' pet sans raclure, el' cop d'canon,
El' pet qui t' f'ra eun' réputation.
A t' mine in vot ed' dù qu'i est parti !
Pas la peine ed' mintir, ch'est ti !
Y a l' pet du rigolo démonté.
L' pet qui n'est point prémédité.
L' pet que té n' saros point ête maîte,
Qui s'a mis in route ,comme cha , tout biête !
Ch'est des frou-frou, ch'est des prou-prou.
Eun' esplosion qu't'as livré oute !
Et pus qu'té ris, pus qu'té pètes !
Oh la la, ch'est eun' maladie !
Mon diu, mon diu, faites que j'm'arrête !
Y a l' guirloute silincieusse.
Té n'intinds rien...mais té l' sins bien !
Ch'est l' vesse in v'lours, insidieusse,
L' vesse capiteusse, au riche parfum !
T'nez, in n'in prind plus qu'avec eun' pelle !
Mais ...quo qu'in a mingé la velle ?
"qui qu'i a pété ?" qu'i dit min père.
"ch'est ti!", "ch'est li!", "nan, ch'est grand-mère !"
J' l'arconnos au sintimint !
Té diros qu'in carrie fien au gardin !
Y a l'pet rétrinté de l' vielle fille,
L'pet caca-à-fique qui s'faufile...
I passe à l'huche in baissant l' tiête,
Ch't'un pet qui n'a ni cul, ni tiête !
I a toudis l'air ed' s' accuser,
Ch'est un pet qu'i est toudis à confesse,
Qui chuchotte in serrant les fesses,
Comme si qu'cha s'rot un gros péché!
Pétez, pétez,vielle demoiselle,
L' Bon Diu n' ravise point à l'oselle !
Y a l' pet des baronnes, des comtesses.
Ichi ,té n' peux pus dire ...eun' vesse !
Quand in est dins l'opulence
On n' pète pus, nan, in ...pétulance !
In souffert ed' ...flatuosité !
Ch'est bon pour les manants d'péter !
Mais...l' naque , all' n'est point pus délicate !
In dit qu'l'argint n' a point d'odeur ?
Arnifelle quand i lach'nt eun' fleur ,
Té s'ras au parfum, comarate !
Y a aussi l' pet du constipé,
Un pet minape et circonspect.
I voudrot bin...mais i n' sait point.
Ch'est l' pet qui tourne autour du pot,
Un pet poussif et tout tristounet,
Un pet cachiveux et tout langreux,
Un pet qui arot perdu l' tiercé,
Un solo pour trompette bouché !
Ch'est l' flûtieau qui invie l' trombone,
Ch'est l' reqiem pour...un pet d'nonne
Y a l' pet qu' j'appell'ros "jonne ménache".
I a du mérite, parc'qu'i s'ménache !
I s'artient l' pus longtimps qu'i sait !
Amour, cha n' rime point avec péter !
Mais, un bieau jour, faut bien qu'i craque,
Jusse quand qu' Georgette ,tout à traque,
Dit:" Hinri, quo que j' f'ros sans ti ?"
Et té réponds " bin, té l'as sinti !"
T'es gêné, té n'sais pus dù t' mette,
Et Georgette all' rit tell'mint...qu'all' pète !
Et y aura l' pet du viux ménache
Qui tonne dins l' ciel sans nuache.
Ch'est l' duo d'amour ed' Lacmé
Que pouss'nt insonne les viux mariés !
D'vant leu Télé i font sissite
Pour el' match Paris-Madrid.
"Pan, v'là un but !" qu'i crie grand-père.
"Je n'sus point sourte, qu'all' dit grand-mère,
Ch'est ti qu' té viens d'shooter l' coup franc !"
"P't'ête, mais t'avos fait l' passe avant !"
Et tous les soirs, ch'est l' même arfrain,
Ch'est ainsi qu'in s'aime...à tous vints !
V'là, j'vous ai mis dins vou assiette
Eun' brochette ed' vesses variées.
Mais m' liste all' est loin d'ête complète,
Des pets... i n'n'a eun' infinité !
Y a l' pet qu'in fait pus haut qu'sin cul.
Y a l' pet dins l'ieau qui fait des bulles.
Y a l' pet qu'té fais quand qu' t'as la drisse,
Un pet qui espite et vaporisse.
Y a l' pet qu' té lâches quand qu' t'as l' tronisse !
Y a l' pet qu'té fais in douce, l' diminche à l'églisse,
Quand qu' té prinds tin derrière pour l'incinsoir .
Y a l' pet du matin et y a l'pet du soir.
L' pet du mossieur bien mis, el' pet son et lumière !
Y a l' pet du PDG et y a l' pet de l' rombière.
J'pourros continuer ainsi s'quà d'main matin,
Mais...observez vous-même, acoutez vot' visin,
Arniflez vot ' belle-mère...ayez du sintimint !
Travaillez, prénez de l' peine, ch'est l'fond...qui manque el' moins !
Balade des pets.(d'après Pierre Delancre)
Merci à Guy Dubois pour nous avoir fait découvrir cette charmante balade au pays des pets.
Commentaires
Excellent !
L'ART DE PÉTER
POÈME DU XVIII EME SIECLE (auteur inconnu)
Ou l'art de faire de la poèsie sur un sujet qui ne s'y prète pas.
Bon courage pour la lecture!
C’est en vain, cher ami, qu'un débile péteur
Croit de l'art de péter atteindre la hauteur,
S'il n'éprouve en son ventre une guerre secrète,
S'il ne sait par le bas tirer de l'arbalète,
Dans ses boyaux gonflés le vent reste captif ;
Pour lui Nature est sourde et son cul est poussif.
O vous donc, qui, sentant une ardeur chatouilleuse,
Courez des Francs-Péteurs la carrière merdeuse,
N'allez pas par des vents vous laisser consumer,
Ni prendre pour talent le simple Art de vesser.
Craignez d'un vent foireux les trompeuses délices ;
Il voiture avec lui de berneuses épices.
La Nature stérile en Péteurs excellents
Sait entre les Souffleurs partager les talents.
L'un peut jusqu'à six fois décharger son tonnerre ;
L'autre du premier coup peut ébranler la Terre ;
Un Héros jusqu'à dix peut porter ses exploits ;
Un autre parler, rire et péter à la fois,
Mais tel qui bien souvent croit être un fort grand Sire,
Méconnaît ses défauts et n'apprête qu'à rire.
Tel aux plus grands Péteurs qui veut donner des lois,
Pour se faire écouter, n'a qu'un filet de voix.
Il faut plus de vigueur et jamais de mollesse.
Aux coups les plus bruyants on mesure l'adresse,
Un gros Pet est souvent la clef de la fortune,
Il faut laisser la Vesse à la foule commune.
O siècle aveugle ! O moeurs ! Les talents et l'honneur
Seront donc inutiles, si l'on n'est bon Péteur.
Quelques vents que l’on fasse, ou des Pets ou des Vesses,
Qu'on ait bien soin, surtout, de desserrer les fesses,
De crainte qu'en rentrant, ce dangereux captif
Ne devienne pour vous plus gênant, plus actif.
Vive un Pet bien dodu ! dit le grand Hippocrate ;
Rien n'est plus sain, plus propre à dilater la rate.
N'oubliez donc jamais, vous apprentis Péteurs,
Qu'un seul Pet étranglé peut causer des vapeurs.
Pétons tous à notre aise et sans perdre courage,
Ne croyons pas aux nez faire le moindre outrage.
L'oreille est pour entendre et le nez pour sentir ;
Qui n'aime pas les Pets est prié de sortir ;
Voulez-vous du public mériter le suffrage,
Il faut que votre cul varie son langage ;
Qu'il imite la Flûte et tantôt le Basson,
Que tantôt avec l'Orgue il soit à l'unisson.
Un Péteur trop égal et toujours uniforme
En vain frappe l'oreille, il faut qu'il nous endorme.
On goûte peu ces Pets qui, bien loin d'égayer,
Etant sur le même air, ne peuvent qu'ennuyer.
Il faut donc qu'en tout temps, musicien habile,
Vous changiez votre ton, soit aux champs, soit en ville.
Heureux! qui dans ses Pets d'une course légère
Sait quelquefois passer du plus doux au sévère.
Son derrière chéri de tous les Connaisseurs
Est souvent en public entouré d'Auditeurs ;
Mais lorsque vous pétez, évitez la bassesse,
Et qu'on puisse toujours admirer votre adresse.
Il est un heureux choix de Pets harmonieux ;
Fuyez des mauvais sons le concours odieux.
Le Pet le mieux rempli, fût-il une merveille,
Ne me plaira jamais, s'il choque mon oreille.
Prenez garde, surtout, qu'en cherchant à primer,
Votre orgueil, tôt ou tard, ne vous fasse blâmer.
La plupart emportés d'une ardeur insensée,
Sans s'être préparés, font partir la fusée.
Ils croiroient perdre tout, Péteurs impétueux,
S'ils pensoient que quelqu'autre ait pu péter comme eux.
Attendez pour péter que la Nature sage
Dans son laboratoire ait formé son ouvrage.
Il faut que chaque Pet y soit mis en son lieu ;
Que le plus gros, surtout, soit toujours au milieu,
Et que les plus petits, préparant la carrière,
Entrouvrent aux plus forts la porte de derrière.
Ce n'est pas qu'en pétant il faille raffiner ;
Un Pet fait simplement n'est pas à condamner.
J'aime un bon Pet qui part d'un derrière rustique ;
Celui d'un Duc et Pair me donne la colique.
Vous verrez rarement au sein 1e la Grandeur,
Et surtout à la Cour, un habile Péteur.
Méfiez-vous d'un vent qui glisse d'une Jupe ;
De ce faible avorton ne soyez pas la dupe.
Quelque soit son odeur, s'il ne retentit pas,
Mon nez trop délicat n'y trouve aucun appat.
Il faut pour mon oreille une explosion forte ;
A toute autre musique elle ferme la porte.
Mais j'entends du beau sexe un Partisan zélé
Prendre aussitôt en main le droit de l'offensé.
Ah ! Monsieur, pour ce Pet, je vous demande grâce,
Me dit-il avec feu ; si la note est trop basse,
Que du moins attendri par sa puante odeur,
Votre inflexible nez relâche sa rigueur.
Mais moi, toujours constant à ne me point dédire,
Je soutiens que ce Pet ne vaut pas qu'on l'admire :
Consultons, si l'on veut, sans faire aucun fracas,
Quelque Docteur instruit, qui décide le cas.
Mais sans aller si loin, un grave Apothicaire,
La seringue à la main, peut juger noire affaire.
Maître de tous les culs, dont les Pets sont à lui,
Il peut gloser sur eux comme sur leur étui.
Pour moi, je continue, et sans perdre courage
Je vais sur le métier remettre mon ouvrage.
Et vous, jeunes Péteurs, sans faire de façons,
Ecoutez de mon cul les utiles leçons :
Je dis donc qu’à péter si l'esprit s'évertue,
Le derrière à souffler aisément s'habitue.
Pour un vent fait sans bruit n'aller pas perdre cœur,
Ni vous croire à l'instant un malheureux Tireur.
Il en coûte, il est vrai, pour péter avec grâce ;
Mais quel métier n'a pas sa peine et sa disgrâce.
Encor si vous trouviez un Péteur complaisant,
Qui voulût cultiver votre petit talent ;
Mais à peine en est-il deux ou trois entre mille
Dont le terrain ingrat soit en Pets bien fertile.
Hélas ! Qu'est devenu ce temps, cet heureux temps
Où l'ont pétait tout haut à la barbe des gens ?
Le Juge sur son siége et le Roi sur son trône,
Le Mendiant lui-même, en demandant l'aumône,
Le moine en plein Chapitre et jusques au Prélat,
Au moment qu'un chacun portait la main au plat,
Tout le monde en public pétait, et l'ont dit même
Que d'un amour parfait le Pet était l'emblême ;
Qu'un amant tendre et vif dans ces temps fortunés,
Pour gagner son Iris, lui pétait vite au nez.
Durant les premiers ans, la rustique Noblesse
Pétait tout simplement sans art et sans finesse.
Mais le lems est passé, ces beaux jours ne sont plus ;
Nos vœux pour les revoir seraient très-superflus.
Aujourd'hui que le luxe a gâté nos Provinces
Et qu'un simple Bourgeois veut égaler les Princes,
On veut péter, dit-on, comme on pète à Paris.
Des seuls Pets à la grecque chacun est épris,
Et jusqu'à la Grisette au fond de sa boutique,
Le Sexe veut garder la moderne rubrique,
C'est-à-dire qu'on pète en dépit du bon goût,
Et qu'un Pet à la mode est un vilain ragoût.
Ce n'est pas encore tout : un dangereux usage
Depuis peu parmi nous a gâté le langage,
Dans ce siècle cagot, imbéciles poltrons,
Nous craignons de nommer les choses par leurs noms.
On disait Vesse et Pet du temps de ma grand'mère,
Et pour dire un Étron, on n'était pas sévère.
Au lieu de demander : Comment vous portez-vous ?
On disait gravement : Madame, pétez-vous ?
Mais de ce style pûr la ville dégoûtée
Voulut changer de ton et voiler sa pensée,
Démêla le poli du sale et du bouffon,
Et, laissa le paysan parler de pets, d'étron.
Ce fût, dit-on, Pettus qui le premier en France
Fit garder en pétant une juste cadence :
D'un Pet fait à propos, il montra le pouvoir
Et força tous les culs à faire leur devoir.
Par ce brave Péteur la Pétrie vengée
Fut bientôt parmi nous en Déesse érigée ;
Nos pères avec grâce apprirent à péter,
La Vesse sur le Pet n'osa plus résister,
Tout péta sous ses lois et ce guide fidèle
Aux Péteurs de nos jours sert encore de modèle.
Suivez donc ses conseils, marchez tous sur ses pas,
Et de ce bon Péteur ne vous éloignez pas.
Craignez-vous en pétant la censure publique ?
Soyez-vous à vous-même un sévère critique :
Un ignorant toujours est prêt à se flatter ;
Choisissez un ami, prompt lui-même à péter ;
Qu'il soit de tous vos vents le confident sincère,
Et des Vesses, sur-tout, un ardent adversaire.
Ne vous conduisez pas en arrogant péteur,
Et sachez de l'ami distinguer le flatteur.
Tel vous semble enchanté qui ne fait que la moue ;
Aimez qu'on vous dirige et non pas qu'on vous loue :
Un flatteur aussitôt cherche à se récrier.
Chaque Pet qu'il entend le fait extasier.
Vous pétez comme un charme ; aucun vent ne le blesse ;
Il est hors de lui-même, il pâme de tendresse,
Il fait de tous vos Pets un éloge pompeux ;
Il n'est rien, selon lui, de plus harmonieux.
Au contraire, un ami toujours ferme, inflexible,
Jamais sur vos défauts ne vous laisse paisible.
Il ne pardonne pas des Pets trop négligés,
Il crie haro sur eux, s'ils sont mal dirigés ;
Ce Pet est vicieux, il ne vaut pas le diable ;
C'est ainsi que s'exprime un ami véritable.
Un Péteur quelquefois enflé de son talent,
S'il ne pète et repète, il n'est jamais content.
S'il rencontre un ami, sans faire de préface,
Il décharge à l'instant et lui pète à la face.
Il n'est Palais si beau du Public respecté
Qui soit contre ses Pets un lieu de sûreté ;
Il aborde en pétant quiconque le salue
Et poursuit de ses Pets les passants dans la rue.
Fuyez de ces Péteurs l'exemple dangereux,
Et de vos moindres Pets soyez moins amoureux ;
Evitons tout excès ; laissons dans l'Eolie
De ces Pets abondants l'éclatante folie :
Péter sans fin, sans choix, rien n'est plus rebutant,
Le nez rassasié se dégoûte à l'instant.
Cependant loin d'ici ce Péteur phlegmatique,
Qui garde dans ses Pets un ordre didactique ;
Cet insipide usage a pour lui des appats ;
Il croit toujours qu'un Pet se mesure au compas.
Je vous l'ai déjà dit, souffrez qu'on vous censure,
Et, souple à la raison, changez votre mesure ;
Mais craignez les avis d'un sot qui vous reprend,
Souvent plein de lui-même un Souffleur ignorant,
Par d'injustes lardons rabaissant votre adresse,
Blâme des plus beaux Pets la noble hardiesse.
Laissez-là ses conseils, pétez sans vous gêner ;
Il vous en cuirait trop de vous laisser gagner.
Choisissez entre mille un Censeur salutaire,
Qui ne vous cache rien, que le savoir éclaire,
Dont l'oreille soit sûre ; et qu'au premier faux ton
Il vous dise : Monsieur, je n'aime pas ce son.
Lui seul pourra chasser vos craintes ridicules
Et de votre derrière éloigner les scrupules.
C'est lui qui vous dira par quel effort nerveux,
Quelquefois dans sa route un Aquilon fougueux,
Trop resserré par l'Art, sort du ventre avec force
Et souvent en partant fait au cul une entorse ;
Mais ce parfait Censeur se trouve rarement.
Tel excelle à péter qui juge sottement,
Et tel, qui par ses Pets, s'est vu couvert de gloire,
Quand il en faut parler, a perdu la mémoire.
Péteurs, prêtez l'oreille à mon instruction ;
Il me reste à vous faire une sage leçon :
Fuyez sur-tout, fuyez la noire jalousie.
Des vulgaires Péteurs c'est la basse folie ;
Un Péteur excellent n'en peut être gâté,
C'est un Défaut qui suit la médiocrité,
D'un derrière estimé, cette sombre rivale
Contre lui se déchaîne et sans cesse cabale.
Pétons ; mais en pétant ayons toujours du coeur,
Et par de vils moyens n'allons point à l'honneur.
Que les Pets ne soient pas votre unique science ;
Il faut aussi savoir chier avec aisance ;
C'est peu de péter bien si l'on ne chie aussi ;
Un Péteur, sans chier, serait bientôt transi.
Mais n'allons pas plus loin, laissons-là cette thèse ;
Ma Muse est fatiguée et veut rimer à l'aise,
Du Cigne de Mantoue, imitant les doux sons,
Je vais ainsi que lui terminer mes leçons ;
Les nez ont assez bu, fermons notre derrière ;
Péteurs, jusqu'au revoir, j’ai fini ma carrière.
Mozinpef, te vla inscrit au livre "Guinness" (rin à vire avec el bière), des records, du plus long commintaire sur ch'blog!
Min messache du d'ssus mérite aussi d'être dins tin Guinness pour le plus court commintaire de ch'blog !
J'ai r'lu deux fos ch'poème, mais j'cros qui va falloir eune troisième fos...mais pas c'soir pasque j'pète pus l'feu !
Cha m'turlupine :J'pinsos dans ch'poème très culturel,avoir des informations sur les pets de Damoclès !
Pet-en-gueule ou pète-en-gueule (Ce n’est pas grossier : c’est dans Le Littré)
Sorte de jeu de soldats et de gamins, où deux individus, se tenant à bras-le-corps, mais dans une position renversée, de manière que chacun ait la tête entre les cuisses de l'autre, se renversent alternativement sur un ou deux autres qui se tiennent à terre à quatre pattes et sont ainsi tour à tour sur leurs pieds, portant l'autre qui a la tête en bas, ou ont la tête en bas et sont portés par l'autre.
"Quoi ! je n'ons pas joué ensemble à la madame, à la colin-maillard, à la pet-en-gueule !" (Dancourt, le Mari retrouvé, sc. 11)
Eune tiote histoire :
Deux mouques sont sur eune bouse ed' vaque...
L'une des deux pète !
Et l'aut', pas continte:
"Ch'est pos poli ! In n'pète pos à table !"
Quand j'étais à l'école j'entendais parler d'un pet berneux mais je n'ai jamais su ce que c'était. Quelqu'un peut-il m'éclairer ? Je ne voudrais pas mourir ignorant.
Il y avait le pet silencieux que certains, se targuant de parler un bon français, appelaient une fuite.
Nous on disait eine vesse.
Draguignan, un pet berneux, ou pet foireux, c'est.....comment dire.......un pet qui laisse des traces dans l'calfouette!
Bon réveil, et bon p'tit dèj
Moi, je ne connaissais pas le mot: vesses avant de l'avoir lu dans le poème du 18eme.
Définition Wikipedia: vesse: Gaz intestinal qui sort sans bruit et répand une mauvaise odeur