Version sonore : Régis




Ah bin non non que le chti i n’est pas mort, car il blogue encore, car il blogue encore…

Il vit, s’adapte, se souvient de son passé sans s’y complaire, des textes anciens sont redécouverts,
des nouveaux se créent, des artistes se produisent en spectacle, des écrivains publient…

Min but est d’glicher d’sus el vague chti,
et mon seul espoir c’est qu’un jour un de mes arrières arrières petits enfants dise :
j’l’arconnos ch’est min chti grand-père, i vivot d’su la chelle côte d’iopale.
A ch’timps là i parlotent incor deux languages, el chti et pis el’patois « français ».

P’tit à p’tit, je m’raproprie min passé,
à cops d’imaches de m’infance, ed’ parfum, ed’ rigolate et d’bons souvenirs ;
l’véhicule ed tout cha, ché pon in manicrack ed’ diape, inne tartiole ed’ducasse, non ch’est le chti.

chti, mi ch’t’a querre, j’te laich’rai pon querre.

Régis Lenglos - Berck - Le 1 mars 2007

Traduction littérale :

Ah bien non non que le chti i n’est pas mort, car il blogue encore, car il blogue encore…

Il vit, s’adapte, se souvient de son passé sans s’y complaire,
des textes anciens sont redécouverts, des nouveaux se créent,
des artistes se produisent en spectacle, des écrivains publient…

Mon seul but est de surfer sur la vague chti,
et mon seul espoir c’est qu’un jour un de mes arrières arrières petits enfants dise :
je le reconnais, c’est mon chti grand-père, il vivait sur la côte d’opale.
En ce temps, ils parlaient encore deux langages, le chti et puis le patois « français ».

Petit à petit, je me réapproprie mon passé,
à coup d’images de mon enfance, de parfum, de rigolade et de bon souvenirs,
le véhicule de tout cela, ce n’est pas un engin mécanique du diable, un crincrin de ducasse, non c’est le chti.

J'aime le chti, je ne le laisserai pas tomber.


Vous aimez le chti, dites-le !

A vos claviers !