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Patois calaisien

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Expression imagée

dans la catégorie Patois calaisien

Black and white Calais
Black and White à Calais de mon ami Hervey (cliquez sur la photo pour la voir en grande taille sur mincoin.com)

Expression imagée Calaisienne Ch'est du pain bénit rindu qui signifie A présent nous somme quittes.

André Balle


Parchi

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Randonneurs
En balade sur la route du cap Blanc-Nez

Ben t'as pardu d'tin qu'min ti ? Quo qu'té fais parchi ?

Parchi : (adverbe de lieu) Par ici

Relevé dans Si c'est patois, ch'est mi de Tit Louis alias André Balle.


Dehoqueux d'cordes

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Bergues les cloches
Les cloches du carillon de Bergues

J'ai rincontraie Marie aveuc sin nouviau bonami... on dirot un déhoqueux d'cordes !

Déhoquer : décoincer, dégager, remettre en marche ce qui est resté en rac (ou en raque).

Déhoqueux d'cordes : portrait ironique et désobligeant d'un homme qui serait grand, mince et capable seulement d'exercer la profession de carillonneur à la corde. Cette expression laisse sous-entendre que sa taille pourrait lui permettre, sans escalade, de replacer une corde de sonnerie qui aurait quitté sa gorge de la poulie d'entraînement du mouvement des cloches.
Dans certaines localités du Pas-de-Calais, déhoquer se dit également déroquer.
Dans les deux cas, il faut entendre : contraire de aroquer.

Si c'est patois... ch'est mi de Tit Louis alias André Balle.


Ratatoule

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Ratatoule

Je n'sais pon quo qu'o z'avez mis dins vo ratatoule, mais je n'ai jamais mingeaie de l'si bonne... Ch'est du nanant !

Nanant est en patois calaisien un superlatif qui signifie extra, de première qualité.

Relevé dans Si c'est patois... ch'est mi ! du regretté Tit Louis alias André Balle


La farce du buhaut

dans la catégorie Patois calaisien

Forgeron
Forgeron d'vint s'forge ; s' sut infunquaie dins l'boutique !

Le buhaut, c'est la partie de la cheminée qui se trouve au-dessus du toit.
Dans nos commune rurales, au maison sans étage, le "buhaut" joue un rôle très important.
D'un simple coup d'oeil, par exemple, on sait si : "Marie alle est à s'mason... sin buhaut y funque !"
De même que la densité ou la couleur de la fumée font dire, à coup sûr :
"Ch'est s'cuisinière à carbon qu'alle marche ou Alle a alleumaie sin fu d'bos" (l'âtre).

Nous avons souvenance (et pour cause) d'une "farce du buhaut" que nous avions faite au vieux forgeron du village (farceur également) en compagnie de quelques "galoubis" de notre âge :

La cheminée de la forge s'élevait à peine au-dessus de la toiture basse, que l'un d'entre-nous eut vite fait d'escalader pour poser une vitre, à plat, au sommet du rectangle de briques.
C'était par un bel après-midi d'été, aucune perturbation atmosphérique ne pouvait donc justifier la présence de l'épais nuage de fumée bleutée, dans lequel se débattait notre "victime".
On la vit sortir précipitamment pour appeler "sa vieille" (c'est le nom que notre homme employait)

- Quo qu'y a ? Ben mon Diu, t'as les larmes aux yux !
- L'quéminaie alle est bouchée !
- Non, j'ai argardaie, on vot l'jour à travers !
- Ben cha alors, ch'est cor plus fort ! et...


nous n'avons pas écouté la suite... mais le lendemain, la vitre avait disparue...
Nous n'avons plus jamais entendu parler de cette "histoire de buhaut", car un farceur n'avoue pas qu'il a été farcé.

Tit Louis - alias André Balle.


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