Chblog, le blog chti

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Amour de chti

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On est chti et on y reste.

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Ein est chi, ein y resse.

Mineurs, terril, chevalet
Le pays minier en photo

Un poème écrit par René Ducorron (né en 1925), et pas n'importe quel poème, un vrai CRI D'AMOUR au Pays Minier, bien loin des humeurs de certains de nos contemporains abêtis par les prévisions météo.

- T'as vu l'timps qui fait aujourd'hui, cha donne pas l'moral !


Pays Noir qu'est-ce que t' fais ?

Pays noir, noir pays, muché deins les fumières,
T'es frod, t'es laid, t'es dur, t'es trisse et reinfrumé.
Tes camps, tes bos, tes rues, té barboull' tout d' poussière
Et quand l' solel y s' moute, in vot qu' cha t' né plaît né.

Du mau, du veint, d'el puèfe, et vingt sort' ed' misères,
Ed' pus l' temps qu'in t' connot, ch'est tout c qué t'as donné,
Sans compter les Prussiens, qu'ein a eu pa deux guerres
Et les deux ou tros coups qu'ein a évacué...

Pourtant ein est conteint d'avoir té fait dé t' tierre
Et deins tous les maisons des cités z'ouverrières
Ch'est toudi d' ti qu'in parle, ein buvant sein café.

Ein est chi, ein y resse, et dé l' berche au cim'tière
Ein s'ra chi arténu, comme ein infant pas s' mère.
Pays noir, qu'est-c' qué t' fais, pou nous z'inchorchéler ?

Le 26 janvier 1956 - René Ducorron

Muché : caché (muchette : cachette)
in vot qu' cha t' né plaît né : on voit que ça ne te plait pas
berche : berceau

Fosse 3
Noeux-les-Mines - Rue Moussy et terril de la Fosse n°3


Les ambassadeurs du Nord et du Pas-de-Calais

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Géants de Berck en photo
Nos géants sont toudis là !

Soyons comme Dany Boon les ambassadeurs de notre région.

Notre richesse, ce sont nos valeurs : notre courage, notre hospitalité, et notre chti : plein de sagesse et d'humour.

Nous avons réussi à garder, notre patois chti, n'hésitons pas à utiliser des mots chtis, des expressions, pour faire sourire et séduire les nouveaux arrivants; les touristes et les investisseurs suivront.

Et souvenez-vous : Un comorate, ch'est pas de l'pichate !

A béto mé gins.

Ch'régis


El' bon sins ed'nou z'anciens.

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Le chti, in va el' définde, in a biau nou démépriser, in va pas s' l'aicher abatte, in est fier du parlache ed' nos taïons.

Le chti on va le défendre, on a beau nous critiquer, on ne va pas se laisser abattre, on est fier du parler de nos anciens.


In est chti, ein y resse tout s'vie !

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Coeur en fleur

Commentaire du 14/08/2007 00:10 de l'achteurléen :

Acoute ichi em réflexion, el delai lama i dit:
Si t'eun sait pu d'uc te vas, artourne te , te verra d'uc té viend.
Mi j'fais comme li, quand j'entends ch'parlache là dérrière mi, j'martourne, à coup sûr, cha n'est un d'min coin!


Ce commentaire me fait penser : In est chti, ein y resse tout s'vie !


J'aime le chti et je le laisserai pas tomber.

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Version sonore : Régis




Ah bin non non que le chti i n’est pas mort, car il blogue encore, car il blogue encore…

Il vit, s’adapte, se souvient de son passé sans s’y complaire, des textes anciens sont redécouverts,
des nouveaux se créent, des artistes se produisent en spectacle, des écrivains publient…

Min but est d’glicher d’sus el vague chti,
et mon seul espoir c’est qu’un jour un de mes arrières arrières petits enfants dise :
j’l’arconnos ch’est min chti grand-père, i vivot d’su la chelle côte d’iopale.
A ch’timps là i parlotent incor deux languages, el chti et pis el’patois « français ».

P’tit à p’tit, je m’raproprie min passé,
à cops d’imaches de m’infance, ed’ parfum, ed’ rigolate et d’bons souvenirs ;
l’véhicule ed tout cha, ché pon in manicrack ed’ diape, inne tartiole ed’ducasse, non ch’est le chti.

chti, mi ch’t’a querre, j’te laich’rai pon querre.

Régis Lenglos - Berck - Le 1 mars 2007

Traduction littérale :

Ah bien non non que le chti i n’est pas mort, car il blogue encore, car il blogue encore…

Il vit, s’adapte, se souvient de son passé sans s’y complaire,
des textes anciens sont redécouverts, des nouveaux se créent,
des artistes se produisent en spectacle, des écrivains publient…

Mon seul but est de surfer sur la vague chti,
et mon seul espoir c’est qu’un jour un de mes arrières arrières petits enfants dise :
je le reconnais, c’est mon chti grand-père, il vivait sur la côte d’opale.
En ce temps, ils parlaient encore deux langages, le chti et puis le patois « français ».

Petit à petit, je me réapproprie mon passé,
à coup d’images de mon enfance, de parfum, de rigolade et de bon souvenirs,
le véhicule de tout cela, ce n’est pas un engin mécanique du diable, un crincrin de ducasse, non c’est le chti.

J'aime le chti, je ne le laisserai pas tomber.


Vous aimez le chti, dites-le !

A vos claviers !


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