Ce billet se propose de rassembler toutes les insultes, les gros-mots, les jurons en patois (chti, chtimi, picard) marrants (éviter les grossièretés !).
Vous les faites parvenir par l’intermédiaire des commentaires de ce billet, ils seront ajoutées à la liste progressivement.
Tous à vos claviers !
Abloqueux (Rouchi) : mauvais ouvrier (insulte)
Agosil : mal dégourdi
Andoulle : andouille
Archelle : enfant remuant
Babache : benêt ou joue d'un enfant.
Bafiou, bafiousse : baveur, vaurien
Ballot : mal dégourdi
Balou : bêta, idiot
Batillard : Batailleur, bagarreur
Biec-bos : (pic-vert) imbécile
Branque ed'thym : branche de thym
Breyou (breyousse) : pleurard
Con comme un ramon : Con comme un balai
Crignu : mal coiffé, mauvais caractère
Coinne : imbécile
Déloqu'té : débraillé
Doudouche : personne molle - sans volonté.
Droule : fille de mauvaise vie.
épeutnard ed'gardin : épouventail de jardin
Galafre : gourmant
Glaine : femme négligé
Glou-bec : gourmet
Graingnard : grimacier (qui fait des grimaces)
Grand drissard : grand peureux
Grand naque : malpropre
Grand séquin : grand sec
Gripette : méchante femme
Grosse vaque : grosse vache
Gros viau : gros veau
Huberlu : hurluberlu
Imblaïeux : ventard
Imborgneux : Maladroit
Innochint : innocent
Losse : paresseux (ch'est un losse ech'ti-là)
Lusot, lusoteux (Rouchi) : musard (qui perd son temps pour des bagatelles.)
Manoqueux : pédant ou paresseux
Nez à mouke : nez à mouche
Nactieux (Valenciennes), nacque'cieux (Lens, Béthune) : difficile (pour la nourriture)
Nig'doulle : imbécile
Nonoche : simple d'esprit
Panchu, panchard : pansu, qui a une grosse panche (gros ventre).
Pouïeusse : pouilleuse (ch'est inne pouïeusse)
Quervé (vieux) : ivrogne (vieux)
Ronflard : ronfleur
Satibleu ! : c'est un juron (Valenciennois)
Sauret d'étalache : personne très maigre
Sécral : personne maigre
Tiête ed'sot : Tête de sot
Toutoule : fille un peu folle
Wihot, wio (Rouchi) : cocu
Trop d'gueule : ventard
Wiseux (Rouchi) : paresseux
Yoyot (Yoyotte) : garçon (fille) personne un peu innocente
Mille merci à Coffin Elie pour cette belle photo d'sin coin :
Le Portel-Plage en décembre 2006.
Noël est un poème ed Jean Dauby qui restot à Famars, tout près de Valenciennes.
Poème lu par : Régis
Le poème version écrite :
Noël
L'infant Jésus n'a même point d'berche : et s'n'ochennoire
Ch'est un bac pour l'minger des bêtes, dins ch'étaffe noire
Implie d'l'odeur du boeu et de ch'baudet,
S'maman, douch'mint, cante eun' canchon dormoire
Dont in n' comprind point les couplets
Mais qu'l'air i est plus douche qu'eun' flûte
Au pied d'eun' source, au temps qu'l'hiver s'déhutte.
Joseph, inch'pé, piétenne, tout comme un homme qu'i est.
Dins l'nuit claire, in intind passer des frôl'mints d'ailes
Et s'incourir des pas d'bergers, premiers fidèles.
Traduction :
L'enfant Jésus n'a même pas de berceau : et son berceau que l'on balance
C'est un bac pour le manger des bêtes, dans l'étable noire
Emplie de l'odeur du boeuf et du baudet,
Sa maman, doucement, chante une berceuse
Dont il ne comprend pas les couplets
Mais dont l'air est plus doux que celui d'une flûte
au pied d'une source, au temps que l'hiver s'en va.
Joseph, embarassé, piétine, tout comme un homme qu'il est.
Dans la nuit claire, on entend passer des frolements d'ailes
Et se presser des pas de bergers, premiers fidèles.
D'après le livre de Guy Dubois : Commint qu'i dijot Pépére ?
Les coulonneux quand is parlent de leurs œufs, les coulonneux is sont toudis joyeux
Les coulonneux les jeunes comme les vieux, les coulonneux ce sont des gins heureux
A MIN PERE
Paroles de Guy DUBOIS
Musique de Simon COLLIEZ
Comme ches galibots de t' génération
A douze ans t' as déval‚ au carbon
T' as pas voulu que j' deschinde in infer
Et pour cha ej dos t' armercier min père
Ed tin temps in n' se posot pas d' questions
Ches jonnes comme ches vieux i z' allottent au fond
Quand t' as eu l' âche ch' n' étot pas un mystère
T' jeunesse alle s' a passée d' sous terre min père
Cafougnette rentre chez lui complètement saoûl : il réussit à se coucher sans réveiller sa femme.
Après avoir dormi un moment, il se réveille et se rhabille.
La cafougnette version texte :
- Mais quo qu' ch'est qu' té fabriques ? T'es pas malade de t'lever à ch't'heure chi ?
- Acoute, chérie, faut que j'rinte à m'ason. Mi, j'sus marié !
Traduction littérale :
- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? tu n'es pas malade de te lever à cette heure-ci ?
- Ecoutes, chérie, faut que je rentre à la maison. Moi, je suis marié !
Dicton entendu dans le Cambraisis :
Inter elz Avints et l'Noé, i n'peut nin trop pluvoir ni trop vinter.
Version sonore : Régis
Traduction littérale :
Entre les Avents et Noël, il ne peut ni trop pleuvoir ni trop venter.
Signifie :
C'est du temps de saison : vent et pluie ne sont jamais de trop !
Avents :
les 4 dimanches qui précèdent Noël (temps liturgique qui précède noël dans l'église catholique)
du latin adventus "venue, arrivée (du Messie)"
Extrait du CD offert avec le livre de José Ambre
L' MINGER A L'BIERE
40 recettes à la bière racontées en patois.
Illustrations de Robert Jourde.
La recette extraite du livre de José Ambre :
L' Lapin aux pronnes et aux rogins ( Lapin aux pruneaux et aux raisins)
T’acates un lapin, … ouais, j’ sais qu’ cha coûte, mais t’in prinds quand même un gros s’ra pour deux fos :
aujourd’ui et pis d’ main, et pour au soër, t’aras qu’à minger du « rien »
(du « rien » comme dijot mémère Augusta, ch’est des tartines aveuc du fromach’, trimpées dins du café au lait ou cor du lait battu).
La phrase en patois du jour : Grimpe dins ch't'abe, té verras miux.
Traduction littérale :
Grimpe dans l'arbre, tu verras mieux.
Cette remarque est habituellement adressée
à celui qui "bouscule" un peu les spectateurs de son entourage,
lors d'une manifestation sportive ou artistique.
D'après le livre (épuisé) du Tit Louis alias André Balle :
Première de couverture du livre aujourd'hui épuisé SI C'EST PATOIS..."
Remerciement à Cafarin, pour nous permettre de découvrir l'oeuvre du regretté Tit Louis, sur Ch'web.
HAISNES salle Ovide Dancoisne le 23 Décembre 2006 à 18 h
Avec Guy Dubois, Simon Colliez, Ch'ti Robert, Patrick Collon, Bernard Bourgeois,
Marie Laurence Delille, Jean-Marie Cerf, Marie Doué,
les membres de l'école du patois et les poètes de la région.
Une phrase par jour, pour faire vivre notre langage dans la bonne humeur, vos commentaires, anecdotes en patois ou en français sont les bienvenus.
Mincoin
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