L'homme et l' feimme d' visot't su l' sort
Ed’ Landru condamné à mort.
L’feimme
- A l’ juger, cha n’a pas té vite,
Mais il a eu chu qui mérite !
- Mi j’trouf’ qu’il a cor bin passé,
Car vraimint, cha n’est pas assez !
- Commeint ! Puisqu’in li a copé s’ tiète !
Quesqué té voudros d’ pus, grand’ biête ?
- Tiens ! qu’ dit l’ pauvre homme abruti,
I fallot l’ fair’ vife avec ti !
Paul Boutique - 1877-1941
L’homme et la femme devisaient sur le sort
De Landru condamné à mort.
La femme :
- A le juger, ça n’a pas été vite,
Mais il a eu ce qu’il mérite !
- Ce n’est vraiment pas assez !
- Comment ! Puisqu’on lui a coupé sa tête !
Qu’est que tu voudrais de plus, grand bête ?
- Tiens ! qui dit le pauvre homme abruti,
Il fallait le faire vivre avec toi !