Rassarcir ou Rassercir
Par Regis Lenglos, dimanche 10 août 2008 à 09:16 :: Divers :: #1077 :: rss
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Ressarcissure est très utilisé dans le patois Montois (Mons en Belgique) C'est vrai que sarcir vient du vieux francais mais il vient de plus loin puisqu'on le retrouve dans les écrits latins et on retrouve les mêmes origines dans différentes régions de France ou d'outre-Quiévrin.
-Sarcir en vieux francais au 12è siecle : raccomoder
-Sarcidor :tailleur raccomodeur du côté de Montprellier et de Limoges
-Sarchissière (ravaudeuse) du côté de Tournai au 13è siècle
-Sarchisser à Tournai en 1404
-Sarchiser à Lille en 1472
-Ancien latin "sarcitrix" pour désigner une ravaudeuse...
Mi, dins min coin, in disot tout simplemint : j'fais du r'prisache ou du raccomodache...
Quelques expressions et réflexions avec le mot "rassarcir ou rassercir" : repriser, ravauder
- T' mère... / Prind ses bas pou ressersir. Jules Mousseron
- Mes histoires al sont toutes rassarcies tellemint qu'al sont vieilles. - Pierre Picques - Fresnes
Rassarcissage ou rassercissage : reprisage :
- Et pis j' vas pouvoir fair' tout min rassarcissach' - Renée Pierre-Lambert. Denain
Rassarcissure ou ressercisure : reprise
- Des loques... /
Pus couvertes d' rassercissures /
Que ' les filets d' pêqu' d'un vieux rafiot.
Paule Morelle - Denain
Source : Jean Dauby - Le livre du Rouchi

Commentaires
1. Le dimanche 10 août 2008 à 11:11, par Triczine
Les origines latines de ces mots se retrouvent dans certaines expressions, telles que celle de Cicéron qui est quand même le fer de lance de la rhétorique : il disait "Damna ressarcire" quand il fallait "réparer" les pertes humaines subies lors des combats.
Autre expression :"Dixerat ressarcituram esse societatem mutuam" pour parler de réparer, de reconsolider( donc raccommoder ) une société, une fraternité ou une amitié.
D'ailleurs, dans ses "Essais", Montaigne quand il parlait de son amitié et de la fraternité qui l'unissait au poête La Boétie, utilisait l'expression "sainte couture"...
Cha y est! J'parie qu'tout l'monte s'est sauvé mint'nint !
2. Le dimanche 10 août 2008 à 12:11, par Mozinpef
Quind j'ai mis ch'mot: rassarcissure, j'étos persuadé qu'y à personne qui avot intindu ch'mot là! Et vla t'y pos qui fait l'objet d'un billet à li tout seu! Et in plus, d'un haut niveau intellectuel! Là, j'sus battu à plate "couture"! Triczine: attintion à ti ed pos nous faire eune méningite avec tout ch'latin! Cha m'rapelle quind in étot tiots, in étot obigés d'aller à l'messe tous les diminches jusqu'à l'âge ed faire s'communion; ch'étot in latin à l'époque, in comprenot rin, mais in attindot que ch'curé y dise: "Ite missa est"; cha voulot dire que l'messe al étot finie, et in se dépéchot d'aller acater des chuques à l'épicerie du coin avec les sous qu'in avot eu pour note diminche! Souvenirs..souvenirs!
3. Le dimanche 10 août 2008 à 19:53, par Triczine
Pour éviter l' méningite, j'vas canter eune tchiote canchon :
Min pantalon i'est décousu,
Si cha continue,
J'vas faire eune rassarcissure
Pour pas qu'in vot l'trou d'min...
4. Le lundi 11 août 2008 à 07:03, par Mozinpef
T'canchon, ale est cousue ed fil blanc!
5. Le lundi 11 août 2008 à 08:12, par maceju
che bien el'premiere fos qu'j'intinds ch'mot la , ressarcissure , in apprinds tous les jours
6. Le lundi 11 août 2008 à 09:08, par Kimberlotte
Puisqu'on est dans la couture, autant vous le dire, mon père était tailleur. Connaissez-vous la différence entre un dé à coudre de tailleur et un dé à coudre de couturière ? Et bien sûr, pourquoi cette différence ?
7. Le lundi 11 août 2008 à 10:26, par Triczine
Un dé à coudre de tailleur n'a pas de fond et un dé à coudre de couturière en a un.
Je dois être sur la bonne voie...?
Mais pourquoi la différence ?
8. Le lundi 11 août 2008 à 10:44, par Triczine
Puisqu'on est dans les dés à coudre...
Ch'est eune dame radine qui va à l'station-essince et qui dit :
- M'sieu' l'pompiste, mettez me d'l'essince ! Mais juste un dé à coudre !
- Ouais !
- Pis mettez me de l'huile ! Mais juste un dé à cout'
- Mmmouais !
- Pis mettez me de l'ieau dins l'lave-glache! Mais juste un dé à cout' !
Et le pompiste, énervé :"Et pour gonfler ches pneus, j'pète ed'dins ? "
9. Le lundi 11 août 2008 à 13:43, par Kimberlotte
Très bonne réponse à la première question, Triczine ! Réponse à le deuxième question ce soir...
10. Le lundi 11 août 2008 à 17:47, par Triczine
Comme je ne suis pas digitabuphiliste, je donne ma langue au chas...
11. Le lundi 11 août 2008 à 19:25, par Kimberlotte
Ch'est quoi, cha, digitabuphiliste ?
La couturière pousse son aiguille avec le bout du doigt (le majeur), le doigt dans le prolongement de l'aiguille, elle a donc besoin de protéger le bout de ce doigt avec un dé fermé. Le tailleur, lui, pousse l'aiguille avec le bout du doigt, mais perpendiculairement à l'aiguille, il n'a donc pas besoin d'un dé fermé ! Mais Trizine, ne me demande pas pourquoi cette différence dans la façon de pousser l'aiguille !
12. Le mardi 12 août 2008 à 09:47, par Triczine
Je t'avais donné hier l'explication de digitabuphiliste, mais le message n'est pas passé. Ch'robot y a du s'deminder si m'n explication ch'étot pas du chinois...
13. Le mardi 12 août 2008 à 09:52, par Triczine
Je réessaye : un digitabuphile ou un digitabuphiliste ou un digiconsuériphile, c'est un collectionneur de dés à coudre.
14. Le mardi 12 août 2008 à 09:53, par Mozinpef
Et le fil "au chinois", ch'est du costaud! Un digitamachin, ch'est pos un collectionneur ed dés à coute?
15. Le mardi 12 août 2008 à 10:04, par Triczine
Pour la réponse, Mozinpef, je t'ai battu "sur le fil"...
Le fil chinois, t'as raison, ch'est du costaud : quind j'étos tchiot, c'est c'que j'utilisos pour faire voler min cerf-volant et cha cassot jamais !
16. Le mardi 12 août 2008 à 10:44, par Mozinpef
Dins chés commintaires de ch'blog, y faut toudis garder el fil conducteur; in arot vite fait ed s'égare d'fil in aiguille. Robocop yé là pour nous r'mette au fil de l'eau, mais y nous donne du fil à r'torde, pourtant ya pos inventé el fil à coper l'burre!
17. Le mardi 12 août 2008 à 11:17, par Triczine
Pourtint, in est toudis restés dins l'domaine de l'couture ! Mais ch'est vrai qu'il examine nos commintaires sous toutes les coutures... Au fil du temps, Robocop i devrot suivre le fil de nos pinsées. J'vas y passer un coup d'fil...
18. Le dimanche 21 septembre 2008 à 18:06, par Patrice740
Le dé de tailleur (ou dé-bague) est ouvert au bout, pour permettre de conserver le toucher sur le tissus. En principe, les professionnels (couturières ou tailleurs) mettent le dé sur l'annulaire et poussent avec le coté du dé (qu'il soit ouvert ou non). Le dé (ou plutôt le protège doigt) utilisé pour le crochet sur métier se met à l'index pour faciliter les mouvements du crochet. Le dé à quilter se met au majeur pour avoir plus de puissance (sur les tissus épais), dans ce cas on pousse avec le bout du dé. Enfin, pour encore plus de puissance, le dé de marin se situe dans la paume de la main.
19. Le dimanche 21 septembre 2008 à 18:13, par maceju
alors la in a vraimint affaire a un pro d'el couture , incore in fos in n'apprinds tous les jours , ché toudis cha ed'pris
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