Ch'béyiart
Par Regis Lenglos, jeudi 5 juin 2008 à 19:59 :: Divers :: #1007 :: rss
T'a béto fini ed gogner par ch'el farniète.
As-tu bientôt fini de regarder (dans le sens de surveiller) par la fenêtre.
Béyier : regarder avec curiosité.

Commentaires
1. Le jeudi 5 juin 2008 à 21:39, par Mozinpef
Dins min coin, in dit: arluquer, arouétier, et dins l'cambrésis y disent: surquer
2. Le jeudi 5 juin 2008 à 23:11, par l'achteurléen
mi j'ai déjà intindu arouètier, mais aussi arvétier et din l'pas de calais raviser. Mais y a aussi miler pour surveiller: " t'en fras pas d'connerie, j'vas t'miler "
3. Le vendredi 6 juin 2008 à 08:26, par Mozinpef
J'ai aussi déjà entendu: mier (miyé) pour dire épier; mais aussi pour dire: manger.
4. Le vendredi 6 juin 2008 à 09:18, par patou
mi ché arluquer ravise arvétier
5. Le vendredi 6 juin 2008 à 09:22, par Kimberlotte
Moi je dis surquer, et dans le Cambrésis, mier, c'est manger.
6. Le samedi 7 juin 2008 à 11:21, par triczine
Ch'est mi in dit arluquer ou guigner
7. Le samedi 7 juin 2008 à 12:10, par draguignan
A'l'Neuville in dit "rwetcher" ou "raviser" pour regarder. Pour surveiller in dit "surquer". "Guigner" c'est tout autre chose. A la récréation, quand on jouait un jeu à 2 équipes, il y a avait 2 chefs d'équipe désignés d'un commun accord, en principe les 2 les plus forts dans ce jeu. Ils guignaient pour savoir lequel des deux choisirait son premier équipier (le plus fort dans ceux qui devaient faire partie des 2 équipes. Alors, c'est pas facile à expliquer. Ils se mettaient à 2, 3 mètres l'un de l'autre et face l'un à l'aitre. Le premier posait un pas en avant et l'autre faisait de même. Puis, le premier mettait le deuxième pied devant le premier de façon à ce que son talon touche la pointe du pied précédent. Le second faisait de même et ils continuaient chacun leur tour et avait gagné celui dont le pied montait sur l'autre. Il choisissait le meilleur comme son premier équipier. Son adversaire choisissait ensuite son premier équipier et ainsi de suite. C'est ça qui s'appelait "guigner". On ne guignait que pour le premier équipier, celui le plus apprécié par celui qui avait gagné en guignant. Est-ce que ça existait ailleurs qu'à la Neuville ?
8. Le samedi 7 juin 2008 à 12:33, par Draguignan
Je propose des expressions sur les animaux. Ex : "Il est à s'bouc comme in ka noir" "Il est curieux comme eine maguette dorée" A noter qu'il y a en Provence la légende de la cabre d'or !
9. Le dimanche 8 juin 2008 à 00:05, par Triczine
Je viens de vérifier dans le dico : en fait "guigner" n'est même pas un mot de patois : c'est un verbe de la langue française qui veut dire : regarder,épier attentivement, convoiter avidement. A mon avis, gogner est une déformation de guigner ou l'inverse.
10. Le dimanche 8 juin 2008 à 18:45, par Triczine
A draguignan :Concernant le choix des équipes comme tu l'as expliqué,je sais qu'on le faisait aussi quand on étaient tiots dans la cour de récré (je suis du côté de Lens)mais je ne me souviens plus que ça s'appelait guigner.
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