vendredi 23 février 2007

  Des nouvelles de la famille

Version sonore : Régis




- Alors D’siré, d’pus l’dernier cop te t’as rmis ?
- Bin ouais, mi cha va toudis.
J’ai bin eu l’niflette pindint in-ne paire ed jours mais à ch’t’heure ch’est tout.
- Et tin tiot, toudis aussi archèle ?
- Te verros cha, un vrai ver à queue. I n’arrête point in-ne minute. I a in-ne rute sinté.
I est pas si tôt rintré qu’le v’là déhors.
- Et t’fin-me, cha va aussi ?
- A m’ote qu’à ouais.
Alle a r’monté douze routes ed peun’tierres.
Pourquoi qu’té demindes cha ?
- Pas’que te viens d’sortir de l’pharmacerie.
Alors j’pinsos qu’y avot quelqu’un d’malate.
- L’jour qu’te m’verras sortir du cimetière cha voudra dire que j’sus mort !

Livre de michel meurdesoif
Extrait du livre :
L'minteux y est pas lon...
Michel Meurdesoif

Traduction littérale :
- Alors Désiré, depuis le dernier coup tu t’es remis ?
- Bien oui, moi ça va toujours. J’ai bien eu le nez qui coule pendant une paire de jours mais maintenant c’est tout.
- Et ton petit, toujours aussi remuant ?
- Tu verrais ça, un vrai ver à queue, il n’arrête pas une minute. Il a une rude santé. Il n’ai pas aussitôt rentré que le voilà dehors.
- Et ta femme, ça va aussi ?
- Il me semble que oui. Elle a remonté une douzaine de routes de pommes de terre. Pourquoi tu demandes ça ?
- Parce que tu viens de sortir de la pharmacie. Alors je pensais qu’il y avait quelqu’un de malade.
- Le jour que tu me verras sortir du cimetière ça voudra dire que je suis mort ?

jeudi 22 février 2007

  Biau Mahou

Version sonore : Régis




Mahou

Et, pour vous, bieau mahou,
Min cœur brûl’ comme d’l’amadou.

Desrousseaux

Patois Lillios
Extrait du livre de Louis Vermesse :
Vocabulaire du patois lillois.

Traduction littérale :
Et pour vous, beau godelureau
Mon cœur brûle comme de l’Amadou.

Un peu de vocabulaire :
Mahou : chat mâle
Mahou au sens figuré : godelureau (jeune homme qui fait le joli cœur)

mercredi 21 février 2007

  Locution proverbiale et explications savantes.

Carte postale ancienne de Berck
Une famille berckoise, photographiée dans les années 1900

In bienfoét n’est jamoés pérdu, in malfoét i est toujours rameintu.
(Patois berckois)

Cette locution proverbiale, surtout connue dans sa première partie, est fort pittoresque.
Sa construction est d’un parallèlisme et d’une opposition très rigoureux :
bienfoét et malfoét, jamais et toujours, perdu et rameintu, négation et affirmation.
Et curieusement on aboutit à une similitude : on se souvient ;
mais il est sûr qu’on se souvient davantage des injures reçues.

D'après :
A l'écoute des Berckois
Dictons et Proverbes- Sobriquets
Du regretté Lucien Tétu

Traduction littérale :
Un bienfait n’est jamais perdu, mais on se souvient toujours des actions malfaisantes.

mardi 20 février 2007

  La mode chez les jeunes

Version sonore : Régis




Achteure chés jonnes s’habillent foqu’avec des prindilles.

Maintenant les jeunes ne s’habillent qu’avec des loques qui pendent.

lundi 19 février 2007

  Boire comme un tro

Version sonore : Régis




Différentes expressions signifiant : "il boit beaucoup", "il a sa cuite"

I bo comme un tro, i a s'caramèle !.
Il boit comme un trou, il a sa cuite, il est saoûl !

D'autres expressions signifiant il a sa cuite :

T'es rosses !
T'as pronnnes !
T'es in guinse !
Soûl comme eune vake !
Soûl comme comme in viau !
Soûl comme comme in polonés !

Si vous n'avez z'autes, n'hésitez pas à nous les mette ed'coté dans chés commintaires.

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